Page:Montfort - Un cœur vierge.djvu/82

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


card de propagande en couleurs contre l’alcoolisme. À l’autre extrémité, l’installation personnelle du maître : un lit-cage, une armoire et une table de cuisine, deux chaises de paille, et sur une tablette une cuvette et un pot à eau. Mais j’ai trouvé aussi une lampe, sur laquelle je pourrai faire cuire mes œufs, me faire du thé et du café, et une casserole. À la tête de son lit, mon prédécesseur a piqué une photographie d’amateur : un groupe de Bretons dans une cour de ferme, — probablement sa famille.

Je ne sais pas si cela tient aux gros barreaux des fenêtres et au fossé qu’on voit derrière : j’éprouve un peu l’impression d’être en prison. Le silence du fort est profond, l’épaisseur des murs énorme. On est accablé par cette masse formidable de pierres, de plâtre, de ciment et de terre accumulée au-dessus de votre tête : j’ai vaguement l’idée que je vis dans une grotte, sous une montagne. Mais