Page:Montfort - Un cœur vierge.djvu/98

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— Comme c’est drôle ! comme c’est drôle ! C’est donc ainsi que vous faites !…

Je me retournai de son côté. Elle souriait, de cette bouche charmante d’enfant et qui, entr’ouverte, découvrait des dents éblouissantes. Elle levait sur moi de grands yeux émerveillés, et il me semblait qu’elle me considérait un peu comme un magicien. Cependant je ne l’effrayais point. Et d’ailleurs je le lui demandai.

Elle devint sérieuse et elle répondit : non, en haussant les sourcils, comme si elle n’y avait pas encore songé ; elle trouvait tout à coup étonnant qu’en effet je ne l’intimidasse pas davantage. Puis cette réflexion lui fit baisser la tête, elle était confuse.

Je lâchai décidément ma peinture et je courus m’asseoir près d’elle. Alors, elle releva son visage, et les rubans flottants de son grand chapeau s’agitèrent. Je lui racontai l’histoire de Fleur-des-Bois, qui portait un