Page:Moréri - Grand dictionnaire historique - 1759 - vol. 1.djvu/74

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qui veut étouffer du feu avec de la paille. * D’Herbelot, biblioth. orient.

ABOUBECRE ou ABUBECRE, Arabe, auteur d’un livre intitulé, Tacdim Abubecre, c’est-à-dire, le présent d’Abubecre ; c’est un commentaire sur un poëme intitulé, Al-Bediar. * D’Herbelot.

ABOUBECRE ou ABUBECRE BEN AL BEDR, médecin des chevaux de l’écurie de Malec al-Nasser Kelaoun, sultan d’Egypte. Il est auteur d’un livre intitulé, Kamel al Sanatem, ou médecin des chevaux, qui est un traité d’hippiatrique. Il est dans la bibliothéque du roi, num. 940. * D’Herbelot.

ABOUBECRE ou ABUBECRE BEN SAAD, surnommé Moadhassereddin, étoit de la famille nommée Zenghi, & prince de la dynastie des Atabeks. C’’est à lui que Sadi, auteur célébre parmi les Persans, dédia son livre intitulé, Gulistan. * D’Herbelot.

ABOUBECRE ou ABUBECRE AL-DAKKAD, musulman, dont Jaséi a écrit la vie dans la section 86 de ses vies des Saints. C’est lui qui, au rapport de Zamakschari, étant interrogé quelle étoit la plus petite chose que Dieu eût créee, répondit : C’est le monde, puisque, selon l’alcoran, il ne pese pas plus auprès de Dieu que l’aîle d’un moucheron ; puis il ajouta : Mais celui qui l’estime, & qui le recherche, est encore plus petit, & plus léger que lui. * D’Herbelot.

ABOUBECRE ou ABUBECRE BEN IBRAHIM, auteur du livre Akhbar Mouabed-al-Akhbar dans lequel il explique cent trente de ces traditions ou historiettes, reçues de main en rnain, en remontant jusqu’à Mahomet. Elles avoient été omises par les autres auteurs qui avoient traité de cette matiere. Ce docteur mourut l’an 776 de l’hégire. * D’Herbelot.

ABOUBECRE ou ABUBECRE MIRZA, fils de Miran-Schak, & petit-hls de Tamerlan, fut établi par son pere, seigneur de Bagdet. Ce prince, après s’être délivré de son frere, fit la guerre à Carah Joseph Turcoman, chef de la famille de Mouton-Noir. Cette guerre ne lui fut pas heureuse ; car il fut défait deux fois sur l’Euphrate par les Turcomans, dans l’année 810 de l’hégire, & de J.C. 1407, & contraint de s’enfuir dans la province de Kerman, & de-là en celle de Segestan, où il mourut, après avoir fait inutilement quelques efforts pout rentrer dans ses états. * D’Herbelot.

ABOUBECRE ou ABUBECRE BEN-OMAR LAMETHOUNI, prince des Marabouts ou Almoravides, que les historiens Arabes appellent aussi Molatemin. Il établit son empire dans cette partie d’Afrique, que les Arabes nomment Sahra, c’est-à-dire, le désert, & que nos géographes connoissent sous le nom de Saara. Les villes de Ségelmesse & de Sous tomberent sous sa puissance, l’an de l’hégire 462, de J.C. 1069. Il eut pour successeur Joseph Ben Tassefin, qui poussa ses conquêtes beaucoup plus loin. * D’Herbelot, biblioth. or.

ABOUBECRE ou ABUBECRE SCHASBANI, nom d’un très-vaillant homme de la province de Mazanderan, qui naquit dans un village nommé Schasban. On le met au nombre des trois capitaines, qui donnerent le plus de peine à Tamerlan dans la conquête de l’Asie. Celui-ci étoit craint à un tel point par les troupes de ce prince, qu’un cavalier Tartare, voyant que son cheval appréhendoit de se mettre à l’eau, ou se retiroit de la mangeoire, disoit ordinairement : Il semble que mon cheval ait vu Abubecre Schasbani dans l’eau ou dans son avoine. * D’Herbelot biblioth. or.

ABOUCAIS, montagne à trois milles de la Mecque, où, selon les traditions des musulmans, Adam est enterré, * D’Herbelot, biblioth. orient.

ABOU-DAOUD SOLIMAN BEN OCBAH, interpréte & commentateur d’Euclide en arabe. * D’Herbelot, biblioth. orient.

ABOU-DAOUD SOLIMAN AL SEGESTANI, auteur d’un livre arabe intitulé Sonan, qui traite de la pratique & des exercices de la religion mahométane. * D’Herbelot, biblioth. orient.

ABOU-FADHL GIAFAR, fils du calife Moctafi, étoit grand astronome. On prétend qu’il prédit à Adhaddeddoulat, sultan de la dynastie des Bouides, plusieurs choses qui lui arriverent. * D’Herbelot, bibliothéque orient.

ABOUGEHEL, un des plus grands ennemis de Mahomet & de sa religion. Dans le chapitre de l’Alcoran, intitulé Anaam, Dieu dit, Je ferai revivre celui qui est mort. Les interprétes disent que ce verset fut publié au sujet des deux Arabes idolâtres, dont l’un étoit Abougehel, & l’autre Omar, parcequ’un jour Mahomet les ayant vu ensemble, pria le Seigneur qu’il fît la grâce à l’un des deux d’être musulman. Omar fut celui qui fut éclairé, & Abougehel demeura dans l’infidélité. Joseph fils d’Abdelber, dans son traité intitulé Hegiat-al-megiales, c’est-à-dire, l’entretien des compagnies, rapporte que Mahomet en rêvant se trouva un jour en paradis, & qu’il y vit d’abord une machine fort usitée dans le levant, de laquelle on se sert pour tirer de l’eau d’un puits. Les Latins l’ont appellée Tolleno. Elle est faite en maniere de bascule. Mahomet demanda à qui appartenoit cette machine, & on lui répondit qu’elle appartenoit à Abougehel : Mahomet fut surpris d’entendre ce nom. Qu’est-ce qu’Abougehel a de commun avec le paradis, disoit-il ? il n’y doit jamais entrer. Il arriva cependant quelque temps après ce songe, qu’Acramas, fils d’Abougehel, se fit musulman : Mahomet en eut une très-grande joie, & comprit alors l’explication de ce songe. Car Abougehel avoit été comme la machine de laquelle Dieu s’étoit servi pour tirer son fils du fond du puits de l’incrédulité, pendant que lui-même s’y étoit plongé & enfoncé. Les musulmans, pour témoigner le mépris qu’ils font de ce personnage, appellent la coloquinte, que les Latins nomment cucumis asininus, le melon, ou le concombre d’Abougehel. * D’Herbelot, biblioth. orient.

ABOU-GIAFAR AL HADDAD, & ABOU-GIAFAR AL SOFFAR, deux grands maîtres de la vie spirituelle parmi les musulmans, dont l’un étoit serrurier, & l’autre chaudronnier. Le premier eut pour disciple le fameux Gioneid. * D’Herbelot, biblioth. orient.

Moréri-icône3.png ABOU-GIAFAR, surnommé al-Manzor, c’est-à-dire, le victorieux, second calife de la dynastie des Abbassides succéda à son frere Aboul-Abbas-Saffah, l’an de l’hégire 136, de J.C. 754. Il eut un dangereux rival en la personne d’Abdallah, son oncle, qui prétendoit succéder à Aboul-Abbas, & soutint ses droits à la tête d’une puissante armée, ne se croyant pas indigne de porter une couronne qu’il avoit su procurer à sa famille. Abou-Giafar fut cependant assez heureux pour abattre cet ennemi, que sa valeur & son habileté rendoient redoutable : une victoire que ses troupes temporterent sur Abdallah, lui assura le trône ; & pour n’avoir plus rien à craindre de la part de cet ambitieux, il prit le parti de s’en défaire de la maniere que nous l’avons dit à l’arricle Abdallah. Ce fut Abou-Giafar qui bâtit la ville de Bagdet, l’an 145 de l’hégire, de J.C. 763. Il vint y établir son séjour l’an 150 de l’hégire, de J.C. 768, & depuis cette ville a été, presque sans interruption, la demeure des califes, jusqu’à la destruction de leur empire par les Tartares. Ce prince mourut l’an 158 de l’hégire, 775 de J.C. après un regne d’environ 21 ans. Les historiens lui reprochent une avarice insatiable, qui occasionna quelques révoltes dont son regne fut troublé, & qui lui attira le mépris de ses sujets. Les habitans de Couffah, où il demeura plusieurs années, lui donnerent le surnom de Douanek, c’est-à-dire, le pere des oboles, parcequ’il avoit établi la taxe d’une obole par tête, pour creuser les fossés de la ville de Bagdet. * Hist. des Arabes, tom. IV.

ABOU-GIAFAR AL NAHAS, auteur Arabe, qui a fait un commentaire sur les Moallacat. Les ha-