Page:Mussotte - De la cellule normale et pathologique.djvu/17

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celui qu’il concourt à former, si on pouvait trouver en elle le principe de vie, la question pourrait peut-être recevoir une solution qui jusqu’ici fait défaut à la science. Toutes les théories présentées jusqu’à ce jour laissent beaucoup à désirer. Les uns ont vu le principe vital dans le cerveau, les autres dans la moelle, les autres dans le grand sympathique ; chacun prétendant que l’unité vitale se trouvait dans l’organe désigné à l’exclusion des autres. Si le principe vital était exclusivement enfermé dans les centres nerveux, il faudrait que ceux-ci fussent constitués par un tout uniforme. Mais le cerveau, la moelle, les nerfs, sont ; comme le reste de l’organisme, divisés en un nombre prodigieux de centres minimes ; chaque cellule nerveuse est un point central d’où part l’influx nerveux ; une seule cellule ganglionnaire ne donne pas tout le mouvement, c’est de la réunion de tous ces foyers que part le principe vital. On peut dire que celui-ci n’existe pas dans un seul système à l’exclusion des autres, mais encore que ce principe émane de la réunion de toutes les cellules formant des centres minimes d’unité vitale. C’est la réunion de tous ces centres qui constitue le point de départ de tout principe vital. L’existence de l’animal n’est donc autre chose que la réunion d’un nombre incalculable de vies, puisque les cellules sont innombrables dans leur structure.

C’est dans l’activité que nous trouvons le caractère de la vie, dans une activité à laquelle chaque partie apporte, suivant ses propriétés, une action qui lui est particulière. Celle-ci, qui