Page:Myrand - Noëls anciens de la Nouvelle-France, 1899.djvu/134

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
135
NOËLS ANCIENS
Opéra Hésione Air :
Aimable vainqueur, Doux tyran d’un cœur.
MUSIQUE DE DESTOUCHES [1]
Opra Amadis de Grèce Air : Le vent nous appelle. xxxxx xxxxx xxxxx
Autres airs d’opéras que Pellegrin n’a pas nommés.
Ah ! que l’amour prépare en ce jour.
Assez, de pleurs ont suivi nos malheurs.
D’une confiance extrême.
Tôt ou tard l’Amour est vainqueur.

Airs de Vaudevilles : “ Au guay lan, la, lan, lire ; ” — “ Berger, prends soin de mon troupeau ; ” — “ Dans nos bois Sylvandre s’écrie ; ” — “ Dans nos vaisseaux que de beautés ensemble, ” de Pierre Gaultier [2] ; — “ La bergère que je sers, Ne sait rien de mon martyre, " de Bacilly [3] ; — “ Le beau berger Tircis ; ” — “ Ni le barbon, ni le jeune blondin ; ” — “ Prends, ma Philis, prends ton verre ; ” — “ Quittons, quittons, quittons notre fardeau ; ” — “ Si tu veux, sans suite et sans bruit, ” de Du-Bousset [4] ; — “ Un inconnu pour vos charmes soupire ; ” —

    Campra vint à Paris (1694) où il obtint la place de maître de musique à l’église collégiale des Jésuites ; il passa ensuite en la même qualité à Notre-Dame.

    De tous les successeurs de Lulli jusqu’à Rameau, Campra est le seul compositeur dramatique dont les ouvrages se soient soutenus à côté de ceux de Lulli. Campra jouit, de son temps, d’une grande réputation qui lui valut, en 1722, la place de maître de chapelle du roi et celle de directeur de la musique du prince de Conti.

    Cf : Firmin Didot Frères : Nouvelle Biographie Générale, tome 8, p. 417.

  1. André-Cardinal Destouches, compositeur dramatique, né à Paris en 1672, mort en 1749. Devint surintendant de la musique du roi, et inspecteur général de l’Opéra. Il donna l’opéra d’Issé en 1697 ; Amadis de Grèce et Marthésia en 1699 ; etc., etc. Louis XIV fut si satisfait d’Issé qu’il fit donner à l’auteur une gratification de deux cents louis et déclara que Destouches était le seul qui ne lui eût point fait regretter Lulli. — Cf : Firmin Didot Frères : Nouvelle Biographie Générale, tome 13, p. 916.
  2. Pierre Gaultier(1664-1697).
  3. Bénigne de Bacilly (1625-1692) prêtre, musicien-compositeur.
  4. Jean-Baptiste Drouard du Bousset (1662-1725). On a de lui vingt-un livres d’airs à chanter.