Page:NRF 7.djvu/128

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Considérez ces gens qui pétrirent la terre
Que Vous avez, créée^ VouSy ^ Esprit et le Père.

Ils en ont fait sortir toutes sortes de fruits ;
Leur foi na point doute du Ciel qui les produit.

Venez^ Seigneur. Voici^ dans cette pauvre argile^
Des hommes germeront y fils de Votre Evangile.

Vous êtes lày Seigneur^ auprès des mariés.
Anges qui les gardez et vous^ amis y priez.

Et toiy doux artisan des musiques champêtres^
Que mes vers dans ton jeu puissent se reconnaître !

Que la moisson de Paout dans ton magique hoisy
Retrouve son sommeil et rêve à haute voix !

Que le cri-criy caché au fond de la cuisine^
Chante encor par ton fifre une soirée divine !

Que j^ entende le rire ardent des vendangeurs^
Et le vol des ramiers guettés par les chasseurs !

Que le cri du pays en passant par ton âme
S^ élève comme fait dans les champs une flamme !

Que les engagements d^un amour bel et sain
Murmurent au clavier creusé comme un essaim !

Que, reprenant l'Hymne angélique, tu rappelles
Aux échos un Noël tremblant de ritournelles !