Page:NRF 7.djvu/362

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


35^ LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

notre envergure et le bras étendu et le cercle que l'on fait avec,

Et le pied et le pas ;

Et comment rien de tout cela n'est le même jamais.

Croyez-vous que le corps fût indifférent au père Noé quand il fit l'arche ? est-ce qu'il est indifférent,

Le nombre de pas qu'il y a de la porte à l'autel, et la hauteur à laquelle il est permis à l'œil de s'élever, et le nombre d'âmes que les deux côtés de l'Eglise contiennent réservées ?

Car l'artiste païen faisait tout du dehors, et nous faisons tout de par dedans comme les abeilles.

Et comme l'âme fait pour le corps : rien n'est inerte, tout vit.

Tout est acùon de grâces.

LE MAIRE. — Le petit homme parle bien.

f UN OUVRIER. — Ecoutez-le comme une

agache tout plein des paroles de son maître.

L'APPRENTL — Parlez avec respect de Pierre de Craon !

LE MAIRE. — C'est vrai qu'il est bourgeois de Rheims et on l'appelle le Maître du Compas. Comme autrefois on appelait Messire Loys Le Maître de la Règle.

UN AUTRE. — Jette du bois dans le feu, Perrot, vlà qu'i commence à neiger.

�� �