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LES POEMES 467

les plus futiles des poèmes qui le composent échappent au " jeu " et sont toute sincérité. Des insuffisances, des maladresses, mais un juste accent, un sens varié delà musique des rythmes, depuis l'alexandrin approximatif de Jammes et de Bataille, jusqu'à la chanson sinueuse et rompue du vers libre, et un bonheur fréquent dans les rappels d'images et de sons :

automne, automnCy

Fines pluies molles ^

Et tout mon cceur^ comme un oiseau mouillé

Sur une branche dépouillée.

Automne y automne...

Feuilles sur l^eau, que le vent plisse.

De la fontaine Médicis...

Luxembourg vide. . . Ciel qui moutonne.

Jet d^eau tordu comme une aigrette. . .

Et toute mon âme, comme un bateau d enfant

En perdition dans le bassin.

D'autres poètes nous donneront l'occasion de parler de " l'idée " dans la poésie. Pour M. Albert Jean, la poésie demeure encore " quelque chose qui chante " et dont le chant suffit. Je me trompe fort ou il ne souhaitait point d'autre louange,

Henri Ghéon.

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