Page:NRF 7.djvu/572

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


566 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

centre et l'âme, et la confirmation, cette parenté mystérieuse entre nous deux.

Qui est que j'ai eu un enfant de toi.

J'ai commis un grand crime, j'ai tué ma sœur ; mais je n'ai point péché contre toi. Et je dis que tu ne peux rien me reprocher. Et que m'importent les autres ?

Voilà ce que j'avais à dire, et maintenant fais ce que tu voudras.

(Silence)

ANNE VERCORS. — Ce qu'elle dit est vrai. Va, Jacques, pardonne-lui !

JACQUES HURY. — Viens donc, Mara.

(E/Ie s' approche et se tient debout devant eux, formant avec son enfant un seul objet sur lequel les deux hommes étendent en même temps la main droite. Leurs bras s'entre- croisent et la main de JACQUES est posée sur la tête de V enfant, celle d'ANNE sur la tête de MARA)

JACQUES HURY. — C'est Violaine qui te pardonne. C'est en elle, Mara, que je te pardonne. C'est elle, femme criminelle, qui nous garde réunis.

MARA. — Hélas ! hélas ! paroles mortes et sans trait !

O Jacques, je ne suis plus la même ! Il y a en

�� �