Page:NRF 7.djvu/66

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


6o LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

ment de subir l'enquête. MM. Blanc et Templemars frais levés, bien nourris, méditaient devant les débris, grimpaient l'escalier de la cabine, et arpentaient entre le signal 22 et l'aiguille 21* :

— 131 mètres.

M. Griaux sacrifiait les mouvements du triage, en priant M. Dasson d'arrêter la machine Sud pour l'inter- rogatoire du mécanicien et du chauffeur.

M. Legendre commandé, osa dire :

— Mais les manœuvres... M. Dasson le prit mal :

— Faites ce qu'on vous ordonne. Puis débina les praticiens :

— Ils veulent nous mettre des bâtons dans les roues. Ces gens-là ne demandent qu'à entraver l'enquête.

M. Drlize soutint la gare :

— On ne peut pas suspendre les manoeuvres.

M. Dasson méprisait ces détails de main-d'œuvre :

— Vétilles. Une cessation de quelques instants dans les mouvements n'aggravera pas la situation.

Connaissant le service par des figurations sur papier, arrêter dix minutes la formation des trains lui paraissait aussi facile que cesser dix minutes d'y penser. Sa tête n'en déborderait pas.

Les manœuvriers désespérés et respectueux se tinrent à distance devant la machine immobile. Prugeois alluma sa pipe :

— S'ils veulent ma casquette pour faire ce que j'ai à faire, moi je ferai bien ce qu'ils font.

Huche les jugeait aussi :

— Ils se foutent du métier. Quand nous serons bien

�� �