Page:NRF 7.djvu/80

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


74 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

LA MERE. — Mais nous sommes ici bien à Taise et personne ne touche à Rheims.

ANNE VERCORS. — C'est cela.

LA MÈRE. — C'est cela quoi .?

ANNE VERCORS. — C'est cela, nous sommes trop heureux

Et les autres pas assez.

LA MERE. — Anne, ce n'est pas de notre faute.

ANNE VERCORS. — Ce n'est pas de la leur non plus.

LA MERE. — Je ne sais pas. Je sais que tu es là et que j'ai deux enfants.

ANNE VERCORS. — Mais tu vois au moins que tout est ému et dérangé de sa place, et chacun recherche éperdument où elle est.

Et ces fumées que l'on voit parfois au loin, ce n'est pas de la vaine paille qui brûle.

Et ces grandes bandes de pauvres qui nous arrivent de tous les côtés.

Il n'y a plus de Roi sur la France, selon qu'il a été prédit par le Prophète ^

' " Voici que le Seigneur ôtera de Jérusalem et de Juda l'homme fort et valide, toute puissance du pain et toute celle de l'eau, le fort et l'homme de guerre, et le prophète, et le divinateur, et le vieil- lard ; le prince au dessus de cinquante ans et toute personne hono- rable ; et le sage architecte et l'expert du langage mystique. Et je leur donnerai des enfants pour princes et des efféminés seront leurs maîtres. " (Is.)

�� �