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REVUES 907

Un soir, avec le thyrse et Us tambourins blancs, La danse des pieds nus a suivi Terpsichore.

SoRiaire, et pleurant la sève de ses yeux, V hamadryade aux vents livre ses mains ranutues. Les fleurs ne meurent plus du repos des dormeuses. Le chêne se verdit d'un lierre injurieux.

Soudain, sautant Peau vive au gué des pierres plates. Le Chèvre-Pieds lascif qui tremble sur ses pattes Etreint le corps flexible, arborescent et frais.

Il le courbe, et la nymphe hostile se révulse Quand le frémissement fugitif des cyprès Répond au frisson bref de Fj^gipan bisulce.

Au même numéro de Vers et Prose, un brillant sommaire réunit les noms de Francis Vielé-Griffin, André Gide, Hugues Rebell, Henri de Régnier, Gustave Kahn, René Ghil, Paul Adam, Laurent Tailhade, Saint-Pol-Roux, Paul Fort, — aux- quels vient s'ajouter celui d'Anatole France, avec un de ces légers dialogues philosophiques, dont la verve nonchalante, le ton uni et distant ont été depuis longtemps vulgarisés dans le journalisme par M. Nozière.

��Nous signalons avec plaisir, dans La Semaine Littéraire du 6 avril, un article de M. Camille Mauclair sur La crise de la critique.

" La haute critique, écrit M. Mauclair, est une création très supérieure à un roman ou à une statue d'un mérite moyen, et il faut entendre par création toute œuvre capable de réunir un nombre considérable d'énergies, d'excitations à penser, de méthodes fécondes, tout travail susceptible d'augmenter l'acti- vité de l'esprit. Au demeurant, il y a nombre d'exemples de

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