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914 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

dans les Sonnets, que dans tous les autres drames qui existent j mais pour ce qui est de la puissance massive, de la symétrie organique, je tiens qu'un type plus parfait de tragédie fut atteint dans la Trilogie et le Prométhée Enchaîné. "

Et plus loin :

" Je confesse ma conviction invétérée que la Trilogie d'Eschyle — par son intense concentration, la symétrie de son évolution, la majesté soutenue et plus qu'humaine de son accent — atteint une plus haute note de tragédie pure que même Macbeth ou Othello. Pour moi Hamlet est un inspiré et moderne Livre de "Job, et Lear est une surhumaine apocalypse. Pour la stricte et vraie tragédie, je m'en tiens à la Trilogie. "

M. Frédéric Harrison termine ainsi son étude :

" Nul retour au vieux drame classique n'est possible dans notre pays, ni dans notre temps. Les conditions mêmes de la scène attique ne pourraient être reproduites. Nous ne saurions endurer les pédantesques limitations de la scène française ; ni l'austère manière d'Alfieri, ni celle de Schiller, ne seraient assez brillantes pour amuser une génération qui demande à toute chose brièveté, rapidité et nouveauté. Mais si tous ceux-là appartiennent au passé et ne peuvent plus faire retour à la vie, du moins l'étude de leur idéal et de leurs méthodes est-elle la seule base d'un art qui se régénère. Si la tragédie doit jamais revivre, ce sera quand nous serons capables de distinguer la poésie de Shakespeare de ses vraies, de ses plus grandes tragédies, et quand nous aurons baigné nos esprits dans les immortels dramatistes d'Athènes, comme firent les français, les italiens et les allemands aux meilleures époques de leur drame. "

��The Poetry Review consacre un numéro à la Poésie anglaise moderne. Six articles examinent et célèbrent diversement l'œuvre de Robert Bridges, poète classique ; William Butler Teats, le lyrique celtique ; T. Sturge Moore, r Idyllique ; William Watson, le Poète

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