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POEMES 949

Et les terrains accablés de décombres^

Et les herbes et les orties^

Et les arbustes morts s* accrochant à mon ombre

Comme des pauvres que f oublie^

��Sont complices de ton amour^ Pèsent sur mon cœur et ma vie Qu'ils enferment^ inassouvie^ Dans le cercle des jours !..

��Qu'un beau péril vienne et s'empare De la ferveur obscure oh. je m'égare l. . . Mes chances de regrets^ de doute^ ou de folie ^ Ma sagesse^ mon rire^ et mon ■z.èle^ et mes pleurs^ Je te les offre^ Amour ^ je te les tends^ Douleur /. .

��Ah ! menacez par le fer ou la flamme Le dangereux repos où penche ici mon âme !. . . Que le risque divin me lance hors de ma vie !. . . Que la soif et la faim me brûlent, que j'oublie Mon âge, ma maison, ces doux excès d'un cœur Qui, pas un jour, n'a pu s'évader du bonheur^ Et ces droites vertus héréditaires Dont par ma perte ou par mon gain. Far ma sueur, mes larmes et mes mains, fe n'ai pas forcé la matière I...

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