Page:Nichault - Souvenirs d une vieille femme.pdf/235

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rable au prince ; je lui peignis l’état de souffrance où je l’avais laissé, et j’ajoutai, d’un accent pénétré :

— Après ce que je viens d’entendre, madame, vous comprenez qu’il ne m’est pas permis de retourner auprès du prince, sans lui rapporter l’assurance que vous consentez à le voir ?

— Oui, je le verrai, dit-elle en faisant un effort sur elle-même ; et vous pouvez lui affirmer que rien ne saurait m’empêcher de remplir mes devoirs envers lui.

À ces mots elle rentra dans sa chambre, et je m’éloignai du château Byron, le cœur plein de bonheur, de désespoir et d’amour.