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AU PAYS DE RENNES

pied d’un cheval. L’herbe ne croît pas à cette place et les pierres que l’on y dépose disparaissent la nuit suivante.

Enfin le trésor est toujours dans la lande, mais le diable le garde, il envoie, chaque fois qu’on essaye de l’enlever, le sire de Cangé, monté sur son grand cheval noir, pour chasser les personnes assez téméraires pour s’aventurer à fouiller la lande.

J’avais jusqu’ici écrit le nom du seigneur du Plessis-Pillet « Changé » lorsque le hasard m’a fait découvrir aux archives départementales d’Ille-et-Vilaine l’acte dont la teneur suit qui m’a appris l’orthographe véritable de ce nom.

« Le huictiéme jour du mois de janvier après midi mil sept-cent-sept, devant nous notaire du marquisat du Bordage au siège de Sérigné, ont comparu dame Catherine Boüan dame de Cangé, veuve et non séparée de biens de feu messire Charle Denyau chevallier seigneur de Cangé sy devant coner au parlement de bretagne renonsant et créantière en sa succession en privé non que comme caupsionne et mère de Charle Denyau chev. seig. de Chateaubourg et delle Anne-Charlotte-Jacquette Denyau damelle de Cangé tous deux héritiers soubz benefice d’inventaire du dit seigneur de Cangé leur père, lequel seigneur de Chateaubourg s’oblige à faire ratifier à son curateur, demeurants a présant a leur maison seigneuriale du Plessix en la paroisse de Dourdain, lesquels aux dits noms et qua-