Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/131

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les cours publics, et des prédicateurs éloquents dans les chaires chrétiennes; je promène ma curiosité dans les musées et mes jambes dans les champs. Je ne dîne pas mal, ma chambre est jolie ; l’argent, grâce à vous, ne me fait pas faute, j’ai une bibliothèque assez bien composée et, quelle que soit ma faiblesse, quels que soient mes défauts, je conserve l’espérance de n’être pas trop indigne de mes parents, d’être un jour chrétien zélé, citoyen ferme et homme vertueux. En somme, je vous assure que je ne me trouve pas malheureux, et que, tout compte fait, je trouve jusqu’à présent, dans la plupart de mes journées, plus de bien-être que de mal. Ainsi, je vous le répète, ma bonne mère, ne soyez pas inquiète pour moi. En attendant, voilà ma lettre remplie, et en une heure et demie de conversation, j’ai couvert quatre pages. Adieu, ma bonne mère. Cette fois, je vous ai bien longuement entretenue, oh n’ayez pas peur que je vous abandonne.