Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/183

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


moi-même, comptant par sous et deniers, me décidant à peine à faire un pas vers le bien et après l’avoir fait craignant toujours d’avoir fait mal plein de langueur et d’inquiétude ballotté continuellement entre les tentations de l’imagination et celles de la vanité, sans cesse mécontent de moi même et ne sachant point détruire les causes de ce mécontentement, ne trouvant de force, de repos que dans l’amitié, les leçons et les exemples d’autrui. La Providence n’a pas voulu que ce secours me manquât elle m’a donné des amis excellents vous en connaissez plusieurs, et si je souffre quelque chose en ce moment, c’est de leur absence. Cependant j’ai mon frère qui me soutient et qui m’aide beaucoup. Je l’ai entendu lui et un autre ecclésiastique dont j’estime la sagesse ; parler de l’apostolat des laïques dans le monde d’une manière tout à fait rassurante pour nous.

Si vous venez dans mon pays, aux vacances prochaines, vous trouverez des amis nombreux, sans me compter, moi qui suis et serai toute ma vie votre dévoué.