Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/210

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teur du Parnasse ? Ou bien avez-vous résolu de vous séparer de vos amis et de les éloigner de votre porte par là longueur des distances ? Pour moi, je suis très-casanier, surtout pendant l’hiver, et je ne sais trop comment je pourrai aller vous voir si vous ne m’envoyez votre Pégase, ou si le génie de l’amitié ne me porte légèrement sur ses ailes jusqu’au seuil de votre Ermitage. Allons, je compte sur le génie de l’amitié, et je pense que cet hiver nous ne vivrons pas étrangers l’un pour l’autre : Vous êtes si bon, que je ne doute pas de votre affection pour moi, et vous’êtes si aimable, que vous ne -pouvez douter de celle que j’ai et que j’aurai toujours pour vous. Adieu, souvenez-vous de moi dans vos pensées, dans vos rêveries et dans vos prières.