Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/235

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posons posons de faire ainsi pour la prochaine fête dcl’Immaculée Conception, 8 décembre. Ne pourriez-vous pas en faire autant, et envoyer pour ce jour-là à M. Bailly, rue des Fossés-Saint-Jacques, 11, un court exposé de la formation et de l’état de votre œuvre ? Nos confrères de Pariss’en trouveraient bien heureux.

Je suis bien honteux, mon cher ami, de tenir un langage si pressant, lorsque moi-même je suis si froid et si lâche. Tu me demandes ce que je deviens, et j’ai peine à le savoir moi-même. J’ai terminé ma cinquième année de droit et je suis reçu docteur maintenant me voici fixé à Lyon où je suis content. Mais je ne trouve ici d’autre carrière que celle du barreau, et la croyant trop pénible pour moi, j’essaye de m’en préparer une autre à laquelle je me sens mieux disposé je veux parler de l’enseignement. Il pourrait bien se faire qu’on établît ici des chaires de droit ou de lettres. Je tacherai de m’y tenir prêt, et dans ce moment je m’occupe de mes thèses pour le doctorat ès lettres, que je n’ai pu passer cette année faute de temps, et pour lesquelles je retournerai quelques semaines à Paris. Je pense t’avoir déja dit que l’une de mes thèses est sur la philosophie de Dante. Ceci m’a conduit à une longue étude de ce poète, que j’admire de plus en plus. J’étudie aussi son époque, et, m’efforçant de creuser un peu dans quelques-unes des questions obscures qui s’y rencontrent, je ne puis me