Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/338

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du moins, la nature italienne qui nous va si peu. Notre Mémoire était à Rome depuis quelques jours, et y avait produit un très-bon effet. Nous en avons distribué encore un grand nombre d’exemplaires, Les cardinaux que j’ai vus m’en ont parlé avec satisfaction, et le cardinal Pacca, doyen du sacré collège, s’en était exprimé ouvertement de la manière la plus favorable. Le 4 avril au matin, nous fûmes reçus tous les trois en audience particulière par Sa Sainteté, qui nous parla de notre projet avec un grand intérêt et lui accorda sa bénédiction. Nous avons su positivement que, pendant tout l’hiver, il n’avait cessé de s’en entretenir avec ceux qui l’approchent le plus familièrement. Quelques jours après, le 9 avril au soir, nous avons reçu l’habit, des mains du Maître général, dans la chapelle de Saint-Dominique de l’église de la Minerve, en présence de quelques amis et. d’un assez grand nombre d’étrangers. L’alliance de la France et de saint Dominique a paru là dans un épanchement si cordial, que les larmes nous en venaient à tout moment aux yeux. Le soir et le lendemain jusqu’à midi, ma chambre n’a pas cessé d’être pleine de Dominicains et de Français. A midi, nous sommes partis pour la Quercia, que nous habitons depuis quinze jours..

La Quercia est un couvent magnifique aux portes de Viterbe, au pied septentrional du mont Cimino, à une douzaine de lieues de Rome. Il a