Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/344

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finiment captive sur tes pages où mon oeil découvre de nombreux défauts, en dépit de tous les signes où je devrais voir peut-être la volonté contraire de la Providence, l’attachement de l’habitude, l’amour-propre, l’encouragement de quelques amis, me font revenir mille fois à des projets mille fois abjurés, et je crains bien de perdre en efforts inutiles un temps que je’pourrais employer plus modestement et plus sûrement à mon salut et au service du prochain. Je sens plus que jamais le besoin d’une direction spirituelle qui supplée à ma faiblesse et qui me décharge de ma responsabilité. Et pour parler à coeur ouvert, déjà plus d’une fois, en voyant la maladie de ma mère faire de désolants progrès, quand la possibilité d’une perte si terrible se présente à mon esprit, je ne vois plus de raison pour me retenir dans une position que le devoir filial m’a seul fait solliciter, et l’incertitude de ma vocation se reproduit plus inquiétante que jamais. C’est ce mal intérieur dont je souffre depuis longtemps que je recommande à vos charitables prières ; car si Dieu me voulait bien appeler à lui, je ne vois pas de milice dans laquelle il me fût plus doux de le servir, que celle où vous êtes engngé. Je serais même heureux d’en connaître d’avance les conditions, pour m’aider avec le conseil de mon confesseur à prendre un parti : la règle des Frères-Prêcheurs manque a notre bibliothèque ; pourriez-vous m’éclairer sur les moyens de la découvrir ? Vous