Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/431

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Un succès si merveilleusement providentiel me confond; j’y crois voir ce que vous-même y avez vu: une indication d’un dessein de Dieu sur moi une vocation véritable, ce que mes prières sollicitaient depuis tant d’années. Mon frère aîné est de cet avis, et je vais marcher, d’un pas encore bien tremblant, mais pourtant plus calme, dans la carrière nouvelle ouverte devant moi par ce singulier événement.

Il y a un terme à tout, même à votre patience. Je finis donc en signalant à votre gratitude amicale la bonté constante que m’ont témoignée mes juges, et surtout MM. le Clerc, Fauriel et Ampère: vous comprenez combien m’a dû servir la présence de ce dernier.

Je ne mettrai ceci à la poste qu’à Strasbourg. Répondez-moi si vous n’êtes pas fâché de mon indiscrétion, et permettez que je vous embrasse comme votre ami dévoué.