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LXXII
À M.L.
Lyon, 6 décembre 1840.

Mon cher ami,

Après six semaines de vacances passées au milieu de grands événements, il faut retourner à Paris, pour y débuter sur cette périlleuse scène de la Sorbonne. Mais on ne saurait se décider à entrer dans cette phase nouvelle et imprévue de ses destinées sans s’épancher, s’éclairer et se fortifier dans les entretiens du meilleur ami qu’on ait eh ce monde. Aussi se propose-t-on, en partant lundi 14, de s’arrêter a Sens le mercredi matin 16, et d’y passer la journée auprès de vous, si vous le permettez ce serait un heureux dédommagement pour la privation subie au mois d’octobre. Que de choses à vous dire, et comme cette cruelle question de vocation, si longtemps incertaine, s’est tout à coup dessinée En même temps que la Providence me rappelle sur ce terrain glissant de la capitale, elle semble vouloir m’y donner un ange