Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/468

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De là, ce voyage d’Italie dont vous avez sans doute ouï parler. Nous avons revu Rome, et elle a été pour moi si bonne et si hospitalière, que j’en suis tout pénétré de reconnaissance. Toutes les facilités m’ont été données pour voir les hommes et les choses. Nous avons obtenu une audience du souverain Pontife qui a reçu madame Ozanam le plus gracieusement du monde, et s’est entretenu longuement avec nous. Il nous a paru simple et affectueux comme tous les voyageurs le disent, et savant, éclairé, animé dans sa conversation, beaucoup plus qu’on ne le dit. Quelle majesté sous cette triple couronne de sacerdoce, de vieillesse et de vertu Le plus aimable accueil nous attendait aussi chez le vénérable cardinal Pacca, et chez les cardinaux Ma’i et Mezzofante, ces deux lumières de la science et de la foi. J’ai vu le père Ventura, l’un des plus hardis philosophes de l’Italie moderne. Il y avait là aussi M. l’abbé Gerbet, et M. de Cazalès qui vient de prendre les quatre ordres mineurs, et qui, instruit aux meilleures écoles de la théologie catholique, permet d’espérer en France un savant écrivain ecclésiastique de plus.

Du reste, notre passage à.Rome était surtout un pèlerinage pour nous d’abord nous avons accompli la visite des sept basiliques à laquelle sont attachées les grandes indulgences, et nous avons eu le bonheur de communier au tombeau de saint Pierre. Il nous a été permis de parcourir les Catacombes,