Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/80

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la conférence une vaste impulsion, pour indiquer les moyens de perfectionnement, pour faire des rapports généraux et constater les résultats du travail commun. Il y a eu déjà des dissertations fort intéressantes et des morceaux de poésie charmants ; on lit six à sept compositions par séance. Une proposition vient d’être faite pour qu’il soit nommé des membres correspondants en province ; si tu veux en être, tu me le manderas ; tu n’auras aucune démarche à faire seulement, quand il te semblera bon, tu enverras quelque opuscule de ta façon, que je lirai en ton nom à la conférence. Voilà pour les études. Il y a en outre tous tes dimanches des soirées pour les jeunes gens chez M. de Montalembert on y cause beaucoup et d’une manière variée on prend du punch et des petits gâteaux, et l’on s’en revient tout joyeux par bandes de quatre ou cinq. J’y compte aller de temps en temps. Dimanche passé j’y vis MM. de Coux, d’Ault- Dumesnil, Mickiewicz, célèbre poëte lithuanien, Félix de Mérode, que la nation belge voulait se donner pour roi ;Sainte-Beuve y est aussi venu, Victor Hugo doit y venir. Il respire dans ces réunions un parfum de catholicisme et de fraternité. M. de Montalembert a une figure angélique et une conversation très-instructive.

Les points de doctrine sur lesquels Rome a demandé le silence ne sont pas remis sur le tapis la plus sage discrétion règne à cet égard. Mais l’on