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de l’Amérique du Nord et que le sol y est généralement une glaise profonde et fertile.


Chapitre IIe


Climat.

Ce fait une fois admis, nous nous trouvons en face d’une conclusion dont l’importance ne saurait être trop méditée au point de vue de notre intérêt national. La voici :

Si la beauté du climat correspond à la richesse et à l’immensité de notre sol, ce jeune pays est appelé à prendre rang parmi les plus grandes nations du monde parcequ’il sera tôt ou tard le siège d’un grand peuple agricole.

Il me faut donc parler du climat ! Ici, je touche à une question délicate. Les préjugés sont si invétérés, si universels. Pauvre Baie d’Hudson, on en a tant médit que je ne me sens pas le courage de relever sa réputation. Mais sincèrement, je crois qu’on lui en a un peu trop mis sur le dos.

Laissons-lui ses banquises errantes, ses vents glaciaux, ses neiges intempestives, mais, ne la rendons pas complice de toutes les gelées qui nous surprennent, et surtout, n’exagérons pas son influence sur la température des pays circonvoisins.

Nous allons bientôt découvrir quel est le vrai coupable, je l’ai pris sur le fait. Pourquoi ne pas le déclarer tout de suite ?