Page:Parnasse de la Jeune Belgique, 1887.djvu/256

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Vers pour Yseult


I


Pâle de tes adieux et vain de ton amour,
Me voici gravissant les pentes du retour
Et les roses du soir m’attristent jusqu’aux pleurs.

Je rentre dans la paix et dans le souvenir,
Mais des ailes en moi s’ouvrent vers l’avenir
À travers le hallier des présentes douleurs.

L’espérance vivace étouffe les regrets,
Et les vierges jardins de nos âmes sont prêts
À frémir avant peu sous de nouvelles fleurs.


II


Comme un vivant parfum de suaves verveines,
J’ai senti ruisseler ton âme dans mes veines,
Quand tes mains seulement s’enlacèrent aux miennes.