Page:Pastoret - Ordonnances des rois de France de la troisième race, tome 18.djvu/218

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DE LA TROISIEME RACE.

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libéralement mis et réduits en notre main (a), obéissance, subjection ; et à ccite cause, et en reconnoissancc de la loyauté que, en ce faisant, ils ont montrée par effet envers nous, leur aye esté promis par notre aîné et féal conseiller i’evesque de Tombés (b ), abbé de Saint-Denis en France (c), que pom la cause des su-dit s avons envoyé esdits pays, ils jouiroient de tous les privilèges, prerog.itives. usances et coutumes dont ils usoient et jouissoiet. î au temps et iicurc de leur réduction, lesquels leur seroient entretenus et par nous ratifiés et approuvés, ensemble tout ce que par notredict consci ! vr y a satisfait et besogné ; à cette cause, ils nous ont humblement f.i-.t supplier et requérir qu’il nous plaise leur confirmer leurs privilèges, ratifier tout ce que par notredit conseiller y a esté de par nous besogné, et a.is.ii les tenir en notre main et unir à notre couronne ; sur ce, leur impartir notre grâce pour ces choses considerant (d), voulant traiter lesdits su,>plian> comme nos bons et loyaux sujets, entretenir la promesse qui a etc laite par nostredit conseiller auxdits supplians , en faveur de ce que dit est, et pour autres causes et considérations à ce nous mouvans, avons co.iiinné et confirmons de notre grâce spéciale, pleine puissance et autorité maie, par ces présentes, tous les privilèges, libertés, prérogatives, usances et coutumes qui , par les seigneurs et comtes tfArmagnac predecesseurs châlit feu Jean d’A’ inagnac , semblablement par lui et autres qui ont été ès temps fiasses seigneurs desdits pays d’Aure, Magnoac, Barousse et Ncstes, leur ont etc donnés (e), octroyés et continués, pour en j ouïr, user, par eux et leurs successeurs, ainsi et par la forme et maniéré qu’ils en ont joui et use justement et raisonnablement, et comme ils faisoient au temps qu’ils se sont rendus à nous et mis en notre obéissance ; et avec ce, avons ratifié et confirmé, ratifions et confirmons par ces présentés, tout ce que par nostredit conseiller y a été besogné , par vertu du pouvoir par nous à lui donné, tant pour le fait des officiers du scnechal , juges, procureurs, receveurs et autres officiers de justice, que des capitaines et gardes desdites place s, que autrement ; et en outre les avons déclarés et déclarons par ces prementes estre unis et annexés à nostre couronne, sans qu’ils en puissent estre aliènes, baillés ni transportes à aucun de nostre sang, ni autres qu’ils soient, ores ni pour le temps advenir. Si donnons en mandement par ces mesmes présentes a nos sénéchaux de Guienne, de Toulouse, d’Armagnac et d’Aure, et à tous autres justiciers ou à leurs lieutenans , présents et avenir, et à chacun d’eux si comme à eux appartiendra , que de notre présenté grâce, confirmation, gratification, octroi et déclaration, ils fassent, souffrent et laissent lesdits suppliants et officiers, ainsi et comme par nostredit conseiller, jouir et user pleinement et paisiblement, sans souffrir aucun destourbier ni empeschement leur estre fait, mis ou donné ; au contraire, si fait, mis ou Notes.

o) Le Roi leur envoya à cet effet févêque

de 1 ombès, devenu ensuite cardinal, mais

suus Charles VIII seulement. Voir la note

suivante.

t’I’s Jean de Vilheres de Lagraulas , cardinal du titre de Sainte Sabine. C’est ainsi du moins qu’il est appelé dans l’intitulé des lettres imprimées à Audi. Les auteurs du

C.üllid christianu , tom. XIII, p ::g. 32J , tappellent Jeun de Villiers delà ùrosluye. i eme XI /II.

(c) If étoit , en même temps, abbé de

Pessan, dans le diocèse d’Aucli.

(dj L’imprimé le dit ainsi ; mais il doit y avoir : Et sur ce leur impartir nostre grâce. Nous, ces choses considerunt, frc.

(Cy Les statues primitiis avoient été donnés en 1300 par Bernard de la Barte , dont la

famille possédoit ce pays depuis le milieu du XI/siècle. La seigneurie en passa, vers la lin du XIV.1 siècle, aux Comtes d’Armagnac. V

Louis XI,

à la Victoire,

Novembre

1475-