Page:Paul Sébillot - Littérature orale de la Haute-Bretagne.djvu/158

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



Cf. Bladé, Joan lou Pèc, conte de l’Armagnac (Paris, Franck). Joan lou Pèc doit mourir au troisième pet de son âne ; aussi il essaie par tous les moyens d’empêcher ce troisième pet ; il va chercher « un pau bien pounchut et l’enfouncéc das un martet dens lou cu de l’ase. Mais l’ase s’enflec tant, e hascouc tant gran effort, que lou pau sourtiscouc coumo uo balo et tuèc lou praube Joan lou Pèc. »

J’ai un conte inédit, où un farceur fait accroire à un bonhomme qu’il mourra au troisième pet de son âne ; il essaie d’empêcher ce pet fatal, qui arrive malgré tous ses efforts, et alors il se croit mort et se couche par terre.

Il y a aussi dans le Moyen de parvenir une histoire assez semblable ; c’est celle de la servante qui « avait mangé des pois. »

Dans un conte inédit de M. Luzel, intitulé : l’Ankou (la mort) et son compère, le compère est parvenu à échapper pendant de longues années à la mort ; mais un jour il rencontre l’Ankou monté sur son chariot, et comme un des chevaux de la mort avait la foire et salissait tous les chemins, il veut le guérir, et finit, après avoir essayé plusieurs remèdes, par lui boucher le derrière avec une pierre qui, lancée avec violence, tue le pauvre compère.