Page:Paul Sébillot - Littérature orale de la Haute-Bretagne.djvu/261

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II. Les Loups.

Il y avait une fois une bonne femme qui était à faire de la galette de blé noir ; le chat voulait prendre le graisset[1] à la bonne femme, pour lécher la graisse qui était dessus, et elle lui donnait des coups de tournette[2] pour l’en empêcher. Le chat la grafigna[3] ; elle se mit à appeler son bonhomme, et le chat s’enfuit.

Il trouva une oie, puis un jars, puis une chèvre, et enfin un cheval, et ils se mirent à faire route ensemble. Ils allèrent bien loin, et entrèrent dans un bois. Le chat grimpa au haut d’un arbre pour voir s’il apercevrait une lumière, et il aperçut au loin une lueur ; il s’en approcha et vit des loups

  1. C’est un chiffon qui sert à essuyer le galetier.
  2. C’est l’instrument qui sert à retourner la galette de sarrasin.
  3. L’égratigna.