Page:Paul Sébillot - Littérature orale de la Haute-Bretagne.djvu/53

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Quant aux travaux qui passent pour avoir été exécutés par les fées, je n’en ai trouvé le souvenir que dans une légende très-incomplète et assez confuse qu’on racontait jadis à Ercé près Liffré, mais qui aujourd’hui est presque oubliée.

Des fées qui avaient désobéi à leur supérieure furent condamnées par elle à creuser la nuit un étang. C’est là l’origine de l’étang et de la butte de Graphard, sur la limite d’Ercé et de Gosné ; la butte a été formée par les déblais jetés sur le bord par les fées.

Mais il y a en pays gallot d’autres constructions qui leur sont attribuées : ce sont elles qui ont bâti le portail de la chapelle de Saint-Jacques-le-Majeur en Saint-Alban, Côtes-du-Nord. (Cf. Habasque, t. III, p. 170.) Les grosses pierres qui couvrent les landes de Cojou et de Tréal en Saint-Just (Ille-et-Vilaine) furent, d’après les gens du pays, apportées par les fées qui en remplissaient leurs tabliers. (Cf. Guillotin de Corson, Légendes de l’Ille-et-Vilaine, p. 193.)