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en haute-bretagne.


— Pour cette fois, s’écria Barbe-Rouge, je vais monter et te faire ton affaire là-haut.

— Je n’ai plus qu’une épingle à placer, et je descends.

Une minute après, elle dit :

— Je suis prête.

Et elle se mit lentement à descendre l’escalier. Au moment où elle arrivait au bas, on frappa à la porte, et Barbe-Rouge se cacha dans le corridor ; mais les chefs de la troupe le découvrirent et le tuèrent.

Jeanne-Marie sortit de la maison avec ses enfants, et, au bout de son deuil, elle se maria avec un des militaires qui l’avaient délivrée.

(Conté en 1878 par Jean Bouchery, de Dourdain, garçon de ferme à Ercé.)


Une variante basque de Webster, à la suite du Cordonnier et ses trois filles, p. 176, a beaucoup de ressemblance avec ce conte. Les sept femmes de la Barbe-Bleue, qui se retrouvent ici, ont leur similaire dans le début du Géant aux sept femmes, no IX des Contes populaires de la Haute-Bretagne.


Quelques-uns des épisodes de Peau d’Âne ont leurs similaires dans plusieurs de mes contes : l’amour du roi pour sa fille se retrouve dans la Peau d’Ânette, qu’on trouvera plus loin, et dont le commencement seul ressemble au conte de Perrault.

Dans le Taureau bleu (Contes populaires de la Haute-Bretagne,