Page:Paul Sébillot - Littérature orale de la Haute-Bretagne.djvu/95

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III. Peau d’Ânette.

Il y avait une fois un homme dont la femme mourut. Quelque temps après il dit à sa fille qui était déjà grande :

— Tu vas te marier avec moi.

— Non, répondit-elle.

— Je t’aurai un habit couleur des étoiles.

— Non, je ne veux pas.

— Je t’aurai un habit couleur du soleil.

— Non, mon père.

— Je t’aurai un habit couleur de lumière.

— Non.

— Je vais t’acheter un coffre garni.

La fille dit alors qu’elle voulait bien ; mais elle ne pensait qu’à s’enfuir. Elle prit ses plus beaux habits et les mit dans son coffre, qui la suivait partout et allait par sur mer comme par sur terre.

En s’éloignant de chez son père, elle trouva un âne écorché dont elle prit la peau qu’elle mit par dessus ses vêtements.