Page:Pauthier - Le Ta-Hio, ou la Grande Étude, 1832.djvu/16

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§ 4. Yao et Chun gouvernèrent l’empire avec l’amour de l’humanité, et le peuple les imita. Kie et Tchèou gouvernèrent l’empire avec cruauté, et le peuple les imita. Les choses qu’ils ordonnaient de suivre étaient contraires à ce qu’ils aimaient, et le peuple ne s’y soumit pas. C’est pourquoi le prince doit (lui-même) pratiquer la vertu, et ensuite inviter les autres hommes à l’imiter. Sa conduite doit être irréprochable ; alors il pourra répréhender celle des autres hommes. Que n’ayant rien de bon dans le cœur et dans sa conduite, on puisse être capable de commander aux hommes ce qui est bon ! cela est impossible.

§ 5. C’est pourquoi le bon gouvernement d’une nation se trouve dans la bonne administration de la famille.

§ 6. Les Odes disent :

« Que le pêcher est délicieux et ravissant !
» Que son feuillage est abondant !
» Telle une fiancée entrant dans la demeure de son époux,
» Et mettant le bon ordre dans sa famille. »

Mettez le bon ordre dans votre famille, ensuite vous pourrez instruire et diriger une nation d’hommes.

§ 7. Les Odes disent :

« Faites ce qui est convenable entre frères et sœurs de différens âges. »

Si vous faites ce qui est convenable entre frères et sœurs de différens âges, alors vous pourrez instruire et diriger une nation d’hommes.

§ 8. Les Odes disent :

« Le prince dont la conduite est exempte de fautes verra tout son royaume imiter sa droiture. »

Il remplit ses devoirs de père, de fils, de frère aîné et de frère cadet, et ainsi le peuple l’imite.