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XX


Nous touchons au terme du débat. Nous avons fait à peu près la revue de toutes les objections pour ou contre la doctrine de la perfectibilité. Une dernière explication, et nous avons fini. Nous pourrons lever la séance.

Vous niez le progrès, mais nous nous hâtons de le déclarer, c’est moins le progrès réduit à lui-même, le progrès isolé et modeste dans son isolement, que le progrès avec épithète et en quelque sorte sous escorte. Le mot a fait assez honnête figure dans le monde pour mériter votre indulgence. Le progrès passe encore, mais le progrès indéfini, mais le progrès continu, voilà le mensonge, voilà le poison. In caudā venenum. Vous disiez dernièrement, car sans cesse vous revenez sur la question :

« Le fouriérisme expirant sous le poids de ses miracles a laissé après lui une autre utopie tout aussi fu-