Page:Pelletan - Le Monde marche.djvu/74

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VII


Et cependant vous nous accusez de commencer par avilir l’homme, pour avoir plus tard le droit de le grandir. Nous pourrions vous renvoyer l’accusation et vous reprocher, à notre tour, de commencer par le glorifier outre mesure à la mamelle, en quelque sorte, de la création, pour le précipiter ensuite sur le fumier du dogme de la déchéance. Nous faisons, dites-vous, de la race humaine, à son origine, une poignée de terre échauffée par le soleil. Nous avons trop l’orgueil du signe écrit sur notre front pour avoir jamais hasardé une pareille pensée.

Mais nous aurions un jour, par mégarde, murmuré cette injure à l’homme dans le vent du siècle, que nous n’aurions fait en définitive, que suivre votre exemple ; car vous avez écrit le premier, dans cette magnifique langue dont vous avez seul le secret : Le songe passe et