Page:Pelletan - Les Associations ouvrières dans le passé.djvu/103

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Des siècles de chaos l’avaient rasé du sol. Ses racines y étaient restées cachées, mais sourdement vivantes. Le désordre féodal une fois déblayé, de nouvelles pousses se firent jour. On vit cesser peu à peu cette guerre perpétuelle de château à château, de ville à ville, qui fut l’histoire de la période féodale, où le sire de Montlhéry tenait tête au roi de France, et où une bourgade d’ouvriers pouvait conquérir sa liberté sur un grand seigneur. — La violence des armes s’apaisa. Le temps des gens de loi commença. Les lois de l’Empire romain reparurent, et, avec elles, l’idée de la toute puissance du roi. C’est moins à la tête d’une armée bruyante de chevaliers qu’à la suite d’une silencieuse invasion de légistes que la royauté conquit son pouvoir.

Avec le régime féodal, devaient disparaître les abus sanglants, et aussi les libertés qu’il avait permis de conquérir.