Page:Pelletan - Les Associations ouvrières dans le passé.djvu/104

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Au début, le roi avait besoin d’alliés contre les grands seigneurs ses voisins. Quels alliés prit-il ? Justement les ouvriers et les marchands. Ces derniers étaient souvent pillés : le roi les défendit. Une commune s’établissait-elle chez les autres ? Le roi la soutenait. C’était tout bénéfice. Il ne lui en coûtait rien ; et cela affaiblissait les autres. Mais gare aux villes qui, chez lui, auraient voulu suivre l’exemple ! Orléans essaya : le roi fut impitoyable.

N’importe : à défaut de l’indépendance complète, il leur accordait du moins quelque chose : aussi était-il l’ami des petites gens, qui combattaient pour lui. Libre tout à fait ou à moitié, chaque ville avait sa milice : comme une garde nationale. C’est avec les milices des villes que la royauté soutint ses premières guerres et gagna ses premières victoires.

Ces victoires devaient se tourner contre