Page:Pelletan - Les Associations ouvrières dans le passé.djvu/150

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toutes les préventions. Dans le désordre du monde féodal, le mouvement spontané des choses y ramène les classes ouvrières : de même qu’avec toutes nos libertés modernes, avec notre égalité, les ouvriers sont conduits à reprendre une organisation moins absolue, mais analogue.

Maintenant, ces corporations ont tour à tour les effets les plus divers. Elles donnent ou elles ôtent la vie à l’industrie, suivant une loi constante : libres et indépendantes de l’État, elles ne produisent que des bienfaits ; officielles et prises par la centralisation, qui en fait un de ses mille instruments, elles valent un désastre public.

La raison en est bien simple. Le principe utile des corporations, c’est l’autonomie des classes ouvrières. Cette autonomie, elles l’assurent tant qu’elles sont indépendantes.