Page:Pelletan - Les Associations ouvrières dans le passé.djvu/35

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Imaginez que, sous l’homme de Sédan, les corporations naissantes, pour obtenir la faveur de l’État, aient choisi pour soutiens les gros bonnets de l’Empire, comme M. Rouher, M. de Persigny, ou même Mme de Persigny. C’est ce que faisaient les « collèges. » Ils avaient des listes de dix, quinze protecteurs ou protectrices, qu’ils payaient en honneurs des services que ceux-ci leurs rendaient. Voilà qui n’indique pas de leur part un grand esprit d’indépendance.


On voit ce qu’était un « collège. » En somme, on y trouvait en germe tout ce que les ouvriers cherchent aujourd’hui. Le collège était une société de secours mutuels, ayant des fonds assez considérables pour donner aux pauvres et aux malades de la corporation un appui efficace ; le collège établissait une juridiction de métier et rendait la loi d’après laquelle cette juridiction