Page:Pelletan - Les Associations ouvrières dans le passé.djvu/44

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ces causes unies amenèrent un renchérissement de tout. Le travailleur ne peut plus vivre. L’État intervient. Il tarife chaque chose : le pain, les vivres, les vêtements, la journée de travail. On sait ce que deviennent ces tarifs officiels ; ils ne sont jamais observés. Que fait l’État ? Il porte la peine de mort contre quiconque vendra ou achètera plus cher.

N’importe ! l’ouvrier n’a plus un liard. Et il faut payer l’impôt ! mais c’est impossible ! — L’État n’accepte pas cette impossibilité. Il saisit au malheureux ses outils. Ce n’est pas assez. — Eh bien ! il le force à vendre son fils comme esclave ! Que fera le travailleur, ruiné, crevant la faim, dépouillé de son dernier sou, de son dernier vêtement ? Il ira mendier ? Il se sauvera dans les bois ? l’État ne le veut pas.

Je disais que la corporation, asile des travailleurs au début, devenait un cachot