Page:Pelletan - Les Associations ouvrières dans le passé.djvu/45

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


à la fin, quand le despotisme avait mis la main sur elle. C’est ce qui arrive sous l’empire. L’ouvrier est attaché à elle, s’il s’enfuit, dit la loi impériale, il sera ramené de force. Mais si sa corporation, par pitié pour lui, ne dénonce pas sa fuite ? — La corporation tout entière sera punie. Mais si pourtant il s’évade ? Ses biens seront saisis. Mais s’il n’a plus rien ? Bon, on saisira sa famille.

Voilà où en vint le césarisme ; voilà ce que préparait la protection qu’il avait donnée aux associations ouvrières. Vous me direz que c’est là une monstrueuse anomalie ! Je vous répondrai que c’est la suite nécessaire de la centralisation césarienne ou monarchique ; elle ruine forcément l’industrie. Donc le travail est forcément abandonné. Or, elle a soumis le travail à une organisation administrative, en donnant des autorisations officielles, et, par conséquent, une valeur officielle, aux corpora-