Page:Pelletan - Les Associations ouvrières dans le passé.djvu/57

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ils sont à lui de naissance ; ils ne peuvent pas quitter ses terres.

Ce n’est pas tout : au château sont attachés des ateliers d’ouvriers et d’ouvrières de condition encore pire, qui ne travaillent que pour lui. La barbarie et la misère du temps ont rendu le commerce bien difficile. Tout ce dont on a besoin, il faut le fabriquer sur place, dans le château même : et c’est peu de chose ; les étoffes et les vêtements, quelques meubles grossiers, de forme primitive, des armes et des harnais. Si quelque objet de luxe, d’origine grecque ou orientale, pénètre, c’est rarement et à grand prix.

L’ouvrier des ateliers seigneuriaux « serf » qui ne travaille que pour le maître, à peu près comme l’esclave romain ; et l’ouvrier qui s’acquitte par une redevance envers son seigneur ; voilà ce que nous offre le monde féodal. Mais ce seigneur