Page:Pelletan - Les Associations ouvrières dans le passé.djvu/80

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


à-dire patron, deux conditions étaient exigées de l’ouvrier : « savoir le métier et avoir de quoi ; » c’est-à-dire posséder l’éducation industrielle et les fonds nécessaires pour prendre honorablement un établissement. En se faisant recevoir « maître, » on payait un droit fixé d’avance. Une fois reçu, on n’avait plus qu’à faire prospérer de son mieux son industrie. Cependant les corporations semblaient craindre qu’un établissement ne prit trop d’extension aux dépens des autres, et n’attirât tout à lui. Elles défendaient aux patrons d’accaparer l’industrie, en prenant un trop grand nombre d’ouvriers.

III. — Voici les citoyens de la petite république industrielle. Voyons leurs lois.

Ces lois, au premier temps, on les appelait des « coutumes, » comme presque toutes les lois de l’époque féodale. Coutumes : ce