Page:Perrault - Histoires ou contes du temps passé, avec des moralitez, 1697.djvu/187

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pas, sçachez que la même Fée qui, au jour de ma naissance, me fit le don de pouvoir rendre spirituelle la personne qui me plairoit, vous a aussi fait le don de pouvoir rendre beau celuy que vous aimerez, & à qui vous voudrez bien faire cette faveur. Si la chose est ainsi, dit la Princesse, je souhaite de tout mon cœur que vous deveniez le Prince du monde le plus beau & le plus aimable ; & je vous en fais le don autant qu’il est en