Page:Petit - De la vipère et des moyens de remédier à sa morsure.djvu/23

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En résumé de ce qui précède, nous dirons : 1° La morsure de la vipère, abandonnée à elle-même, est toujours suivie d’accidents graves, elle peut déterminer la mort, surtout chez les sujets faibles. 2° Lorsque la vipère est prise depuis peu, sa morsure est plus dangereuse que dans le cas où on l’a gardée longtemps, cependant elle ne perd pas entièrement ses qualités venimeuses lors même qu’on l’a tenue longtemps enfermée sans lui donner de nourriture. 3° Si la vipère mord plusieurs fois dans la journée, la première morsure est la plus délétère, tout étant égal d’ailleurs. 4° Les animaux meurent plus promptement s’ils sont mordus un égal nombre de fois dans deux parties, que s’ils ne le sont que dans une seule. 5° La partie qui a reçu seule autant de morsures que les autres ensemble est sujette à une maladie externe beaucoup plus grave. 6° Le danger que courent les animaux qui ont été mordus, est en raison de l’intensité des symptômes et de la promptitude avec laquelle ils se manifestent. 7° Les climats, les saisons, le tempérament influent singu­lièrement sur la nature et la marche plus ou moins rapide des symptômes occasionnés par la morsure de ces animaux. 8° En général, le venin peut être introduit impunément dans l’estomac, il en est de même lorsqu’on l’applique sur les nerfs. 9° Les accidents qu’il détermine paraissent dépendre de son absorption, de son transport dans le torrent de la circulation et de l’action qu’il exerce sur le sang ; desséché, il agit encore avec la plus grande intensité.