Page:Petitot - Collection complète des mémoires relatifs à l’histoire de France, 1re série, tome 3.djvu/68

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DISSERTATIONS

tiroit deux, qui devoient estre à la suite de la cour. Ceux-ci, dont l’un estoit clerc, l’autre lay, estoient nommez poursuivans le Roi, et estoient obligez de se trouver et de seoir chacun jour, aux heures accoûtumées, en un lieu commun, pour ouïr les requêtes, qui leur estoient adressées. Ils faisoient serment de ne passer aucunes lettres qui fussent contraires aux ordonnances, et de ne délivrer, ni passer aucune des requêtes, dont la connoissance devoit appartenir au parlement, à la chambre des comptes, ou au trésor, mais de les renvoyer à ces justices, suivant la nature et le sujet de ces requêtes. Ils estoient encore obligez de donner avis au Roy des requétes d’importance, avant que de les juger, comme de récompense de service, de restitution de dommages, de grâces, et de dire contre arrests rendus au parlement. En cette qualité ils estoient logez et deffrayez au dépens du Roy, comme il se recueille des ordonnances de Philippes le bel de l’an 1289, et de Philippes le Long, des années 1317 et 1320. Celle de la maison du Roy et de la Reine faite à Vicennes au mois de janvier, l’an 1285, qui se trouve en un ancien registre, et qui n’a pas esté encore donnée au public, justifie la même chose en ces termes : « Clercs du conseil, maistre Gautier de Chambly, maistre Guillaume de Pouilly, maistre Jean de Puseus, M. Jean de Morencies, M. Gilles Camelin, M. Jacques de Rouloigne, M. Guy de Boy, M. Robert de Harrecourt, M. Laurens de Vezins, M. Jean li Duc, M. Phlippes Suars, M. Gilles Lambert, M. Robert de Senlis : tuit cist nommez ; ne mangeront ce point à court, et prendront chascun cinq sols de gaiges, quant ils seront à court, ou en parlement,