Page:Petitot - Collection complète des mémoires relatifs à l’histoire de France, 1re série, tome 3.djvu/69

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SUR L’HISTOIRE DE S. LOUYS.

et leurs manteaus quant ils seront aux festes. Monseigneur Pierre de Sargines, Gilles de Compiengne, Jean Malliere, ces trois auront les plez de la porte, et aura ledit Gilles autant des gaiges, comme maistre Pierre de Sargines, et mangera avec le chambellan [1]. » L’ordonnance de la maison du roi Philippes le Grand, ou le Long, faite à Louis en Gâtinois, le jeudi 17 de novembre, l’an 1317, spécifie plus particulièrement ce qui devoit estre livré par les officiers de la maison du Roy à chacun de ceux qui suivoient la cour pour ouïr les requêtes : « De ceux qui suivront le Roi pour les requestes, aura toujours à court un clerc et un lay, et se ils sont plus, ils ne prendront riens, se ils ne sont mandez, et mangeront à court et seront hébergiez ensemble. Et s’ils ne viennent manger à court, ils n’auront nulle livroison, et prandront chascun trois provendes d’avoine, et trente-deux deniers de gaiges chascun pour leurs varlets, et pour toutes autres choses, fors que chascun aura coustes et feurres à l’avenant. Et se les deux gisent en un hostel, ils auront une mole de busche, et livroison de chandelle, chascun deux quayers et douze menuës : et ou temps qu’ils seront en parlement, auront douze sols de gaiges par jour, et ne prandront nulle autre chose à court. Maistre Philippes le convers clerc des requestes, pourra venir à court toutes les fois qu’il lui plaira, non contrestant la clause dessusdite d’endroit ceux des requestes, et mangera son clerc en salle, et son escuyer aura trois provendes d’avoine pour toute

  1. Communiqué par M. d’Herouval.