Page:Petitot - Collection complète des mémoires relatifs à l’histoire de France, 2e série, tome 57.djvu/130

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SUR LE MiRÉnHA/L DU PLESSIS.

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avancée, ils assiégèrent et prirent les villes de Piombine et de Porte-Longone.

Mazarin avoit formé de nouveau le projet d’envoyer le maréchal à Rome aussitôt que cette dernière place seroit rendue mais le Pape, intimidé par les succès de nos armées, se hâta de faire tout ce que désiroit le cardinal, et l’ambassade n’eut pas lieu. Le maréchal revenoit en France, après avoir terminé glorieusement la campagne il trouva, en débarquant à Toulon, l’ordre de se rendre en Catalogne avec toutes les troupes que l’on ramenoit d’Italie ; il devoit conduire desrenforts au comte d’Harcourt, qui assiégoitLérida. Il fit promptement équiper les vaisseaux nécessaires au transport, et ne perdit pas un instant pour s’embarquer mais ayant été retenu par des vents contraires près du cap des Modes il apprit que le siége étoit levé, et il rentra dans le port. Il espéroit pou* oir prendre quelque repos à Paris des lettres du cardinal le chargèrent d’a)Ier tenir les États de Languedoc, et de réprimer des mouvemens séditieux qui avoient éclaté à MontpeDier j 16~J. Ce fut cette ville même que le maréchal choisit pour la tenue des États. Il employa habilement la douceur et les menaces ; il fit tout rentrer dans l’ordre, et amena les chefs des mécontens à offrir la somme que la cour demandoit. Cette importante affaire étant terminée, le maréchal retourna faire la guerre en Italie. Il ne se passa rien de remarquable pendant le reste de l’année. En 16/~8, il se mit de bonne heure en campagne. Quoique malade, il ne cessa point de diriger les opérations militaires il défit le marquis de Caracène à la bataille de Trancheron, où il perdit un de ses fils, et alla en-